Mon Zéro Déchet

J’ai commencé le zéro déchet en novembre 2015 en achetant par hasard le livre de Béa Johnson. Le titre m’a interpellé, j’ai toujours été attiré par le développement durable mais ça me semblait une science pour les extrémistes. Je pensais qu’à moins de vivre tel un ermite on pouvait pas vraiment s’y intéresser (c’était tout ou rien). Puis j’ai lu le livre de Béa Johnson et là… révélation !

Je me suis aperçue qu’on pouvait vivre en ville, garder une image cool et élégante, faire un geste pour la planète et en plus de ça améliorer sa qualité de vie. Je n’ai jamais été aussi touché par un livre. Elle expliquait rationnellement tout ce que je n’arrivais pas à nommer depuis longtemps : moins d’envie de passer mon temps aux Galerie Lafayette, fatiguée d’offrir et recevoir des cadeaux sans sens, submergée par de la déco en plastique dans mon environnement.

Les trois choses importantes que j’ai retenue dans cette aventure :

-1-

Moins d’achat : Pendant un petit moment j’ai arrêté d’acheter car c’était souvent pour jeter après. Je me suis observée de haut (un peu comme les sims) et pour la première fois de ma vie je vivais en pleine conscience de mes actes. Je ne vivais plus par habitudes parce « qu’on avait toujours fait comme ça”. J’essayais de comprendre POURQUOI je faisais comme ça. Le livre de Béa Jonhson pourrait se qualifier d’extrémiste pour un débutant mais il faut piocher ce que l’on trouve pertinent et sans le savoir le reste va suivre.

La clef c’est de prendre son temps. Après cette phase d’observation sans achat j’ai décidé d’agir dans ma salle de bains car c’était vraiment LA pièce facile à changer pour moi; 95% de ce que j’achetais finissait à la poubelle :

coton démaquillant > disque lavable ;

gel douche + shampoing > savon solide ;

coton tige > oriculi ;

etc.

Bref en 6 ou 7 mois, en prenant bien mon temps (j’avais et j’ai toujours une vie à côté) j’ai enlevé la poubelle de ma salle de bains. J’avais plus de place, moins de produits transformés et dangereux sur moi, beaucoup plus d’économie car j’avais investi dans du durable et non du jetable, ma salle de bains était plus jolie sans plastique partout et j’en oublie sûrement mais ces principales raisons m’ont poussé à continuer dans d’autres pièces de la maison.

-2-

1% de plastique : Le plastique c’est du pétrole, ça ne fait que 50 ans qu’on l’utilise à outrance et on ne connaît que trop peu ses effets secondaires, le sans BPA n’existe pas à 100% et en tant que designer je ne trouve pas ça très beau… Quand il est chauffé (le soleil suffit) il dégage des gazs… bref j’ai enlevé le synthétique le plus possible de ma vie mais soyons honnête ce n’est pas possible pour tout alors il reste 1%. Zéro textiles en poly-truc, plus de bouteille d’eau qui a macéré au soleil (donc on boit des particules de plastique), acheter les choses le moins emballé possible, etc.

Et comme Béa j’ai remarqué une net amélioration de ma santé et de mon confort chez moi. Moins de respiration compliquée (pour une asthmatique ça change la vie), moins de TRUCS qui traînent et de déco cheap que tout le monde a. Une sensation de calme est arrivé dans un environnement plus épuré (le début de ma compréhension du minimalisme).

-3-

Vivre par choix et non par habitude : Le fait de me libérer de la surconsommation, de reprendre le contrôle de ma vie, de faire des choix utiles à long terme m’a fait comprendre qu’on a pas besoin d’être extrémiste pour être dans le développement durable. SURTOUT j’ai compris que le développement durable c’était pas aimer les coquelicots, manger bio et composter tout en s’enchaînant tout nu sur une centrale nucléaire pour protester. Le développement durable c’est revenir à une vie simple et je vous jure simple ne veut pas dire chiant.

On s’en rend pas forcément compte mais l’Homme vient de la nature. L’Homme est de toute façon biophile : il est apaisé en contact d’un élément naturel (végétal ou animal). Lorsque l’on néglige la nature quelque part une part de nous culpabilise et s’éloigne de notre bien-être naturel. Plus on s’éloigne de la nature plus on veut compenser par autre chose (la surconsommation) mais absolument rien ne nous satisfera comme la nature le fait. Moins on comprend notre lien avec la nature plus on est insatisfait et le mal-être s’installe. Pour moi le bonheur c’est une question de satisfaction. Donc le développement durable c’est tout simplement évoluer et se développer avec la nature et pas à ses dépends.

Voilà les 3 points du zéro déchet qui ont été révélateur dans ma vie. C’est accessible à tous et les bénéfices sur notre vie à court et long terme sont nombreux, rien que la pollution urbaine lié à l’incinération des déchets ou les taxes des ordures ménagères… si tout le monde fait un poil attention ne serait-ce qu’un jour par semaine ça changerait beaucoup. Ce que j’aime bien avec le zéro déchet c’est que le but est de faire au mieux pas d’être parfait. Et comme on voit vite les résultats positifs (économie, santé, décoration, etc) ça nous donne envie de continuer. C’est un petit challenge au quotidien qui pimente la vie sans être obligé de faire Koh Lanta mais c’est tout aussi divertissant pour moi.

« Les expériences créatives peuvent être produites régulièrement, systématiquement, presque chaque jour dans la vie des gens. Cela exige une énorme sécurité personnelle, de l’ouverture et un esprit d’aventure. »

Steven Covey

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