Comment éviter le GreenWashing ?

Qu’est-ce que c’est le greenwashing ?

Cet anglicisme provient de la contraction de green « vert » et brainwashing « lavage de cerveau ». Son nom français est éco-blanchiment ou verdissage.

C’est un procédé marketing qui a pour but d’associer une image naturelle, responsable et écologique à un produit ou une marque qui n’est pas vert ou peu. Le greenwashing s’applique dans tous les secteurs : agro-alimentaire, automobile, énergétique, textile, produits pour la maison, informatique,… Certaines marques s’emparent du greenwashing pour faire leurs publicités : ajout de plantes, couleur verte, décors de nature, imitation de labels etc.

Le greenwashing est très utilisé pour les produits cosmétiques/soins : on sait que plus de la moitié des cosmétiques conventionnels contiennent des produits nocifs pour l’environnement et la santé. Les consommateurs prennent alors conscience de l’impact de ces produits et souhaitent se diriger vers des produits plus naturels et respectueux de l’environnement et de leur santé. Face à cela, certaines marques n’hésitent pas à mettre en avant certains ingrédients, labels ou mentions pour mieux soigner leur image, cacher leur vraie composition afin de vendre plus.

Le greenwashing sous trois aspects :

  • La mention du « sans » sur l’emballage sur le produit. Attention un produit sans certains ingrédients ne signifie pas que c’est un bon produit, d’autres substances chimiques similaires peuvent être présentes. Prenons l’exemple d’un shampoing « sans silicone ». Une majorité de personne sait que les silicones sont mauvais car ils étouffent et abîment nos cheveux. De plus, les silicones ne sont pas biodégradables, et se retrouvent donc dans les cours d’eau et polluent. Face à cela de plus en plus de marques font des shampoings sans silicones. Le consommateur est parfois dupé par certaines marques qui remplacent ces silicones par des ingrédients tels que les « quaternium » ou « polyquaternium » qui ont exactement les mêmes effets néfastes.

  • L’accent mis sur la présence de certains agents actifs naturels ou issus de l’agriculture biologique. Ce qui peut laisser croire à un produit 100% naturel. Pour citer une marque phare mais dans le greenwashing, on peut parler d’YVES ROCHER. Cette marque attribue à ses produits le nom de « cosmétique végétale » avec des packagings illustrés par des fleurs, la marque a lancé une gamme bio. A l’intérieur des produits on retrouve environ seulement 10% d’ingrédients bio et toujours une présence de substances indésirables. Et ses cosmétiques non biologiques mais « naturels » sont remplis d’ingrédients nocifs.

De même, la mention « d’origine naturelle » peut être utilisée abusivement. Il suffit de prendre un ingrédient naturel comme une huile végétale, on lui fait subir des transformations chimiques pour obtenir un ingrédient qui n’est plus du tout naturel et qui est devenu nocif. Après tout cela la marque a toujours le droit de dire que l’ingrédient utilisé est « d’origine naturelle ». C’est donc trompeur pour le consommateur.

  • La mention d’actions caritatives, de commerce équitable. Ce qui amène le consommateur à penser qu’il fait une bonne action. Par exemple, si tel produit est acheté, un arbre est replanté dans une zone de déforestation comme l’Amazonie sauf que ce produit est lui-même nocif pour l’environnement.

Ces marques amatrices du greenwashing sont partout : Yves Rocher, The Body Shop, L’Occitane en Provence, Nectar of Nature, Klorane, Ultra-Doux, Le petit Marseillais, Korrès, Corine de Farme, Le petit Olivier, Nuxe, Timotei…

Les solutions :

  • Regarder la composition ou liste INCI (International Nomenclature Cosmetics Ingrédients ou nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques) mais la distinction des substances nocives demande une certaine connaissance du sujet. Le site internet https://laveritesurlescosmetiques.com/ dispose d’une banque de données qui je cite «permet de [s’] informer sur un composant cosmétique particulier ou de déterminer le profil complet d’un produit ». De plus, il faut privilégier les labels comme Nature, Nature et Progrès, écocert, Cosmebio. Un produit vraiment vert sera composé d’ingrédients non transformés et la liste ne doit pas faire cinquante lignes.

Donc un produit cosmétique vert c’est un produit qui ne contient pas d’ingrédients nocifs pour notre santé et pour l’environnement, c’est-à-dire pas de sulfates, pas de silicones (ou substituts), pas de dérivés pétrochimiques (paraffine), pas de parabènes, …

  • Par ailleurs, l’Union fédérale des consommateurs – Que choisir – a publié en février 2017 un article nommé « Cosmétiques Des substances indésirables dans 400 produits ! » dans lequel sont recensés différents produits et marques contenant des ingrédients nocifs pour la santé et l’environnement. Sur le site vous pourrez retrouver la base de données des produits analysés, les « 10 produits à modifier d’urgence », les fiches des substances et la carte repère des ingrédients à éviter.

J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre ce qu’est le greenwashing et comment l’éviter.

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